La surveillance
olympique, entre Paris et Londres

Grâce à Emma Mc Cluskey et Akos Kopper, est publié ce mois-ci une interview croisée avec Myrtille Picaud et Pete Fussey dans la revue PARISS (Political Anthropological Research on International Social Sciences). Dans cet échange, nous revenons sur les mesures de surveillance déployées lors des Jeux Olympiques de Paris 2024 et de Londres en 2012.

Résumé

Pete Fussey a mené des recherches sur la surveillance olympique à Londres en 2012, et Myrtille Picaud, spécialiste des politiques urbaines, a réalisé un terrain sur les Jeux de Paris.

Dans cette discussion, nous examinons notamment l’intensification des technologies de surveillance biométrique, l’expérimentation de nouveaux dispositifs sécuritaires sous couvert d’exception olympique, et les enjeux d’héritage de ces infrastructures au-delà de l’événement sportif. Nous discutons également des mobilisations citoyennes contre ces dispositifs et des limites du contrôle démocratique sur ces déploiements technologiques massifs.

L’analyse met en lumière comment les Jeux olympiques servent de laboratoire pour des technologies et des pratiques sécuritaires qui tendent ensuite à se normaliser dans la gestion ordinaire des espaces urbains.

Accéder à l’article

Référence complète : Fussey Pete, Picaud Myrtille, Tréguer Félix, Kopper Akos, et al., 2025, « Olympic Surveillance between Paris and London: Interview with Pete Fussey, Myrtille Picaud and Félix Tréguer », Political Anthropological Research on International Social Sciences (PARISS), vol. 6, n° 1, p. 68‑91.